‘’Pasteurs, laïcs, Chantres, peuple chrétien on doit se mettre ensemble pour faire affirmer la chose chrétienne’’

Chantre de L’Eternel, au service du Seigneur depuis plus de 20 ans, marié et père de 4 enfants, Koné Fontaly est un nom qui compte dans l’univers musical chrétien en Côte-d’Ivoire. Venu de son Déwlé natal, à 14 km de Man, ce musicien et arrangeur de son état s’est illustré dans le milieu musical comme une valeur sûre, un diamant brut. Avant de transporter sa connaissance en Christ et la laisser modeler par Le Saint-Esprit ; jusqu’à lui donner une autre mouture pleine de nectar et de paroles de foi, digne d’un serviteur aiguisé et aguerri par Le Seigneur Lui-même. Toutes choses qui laissent dire dans le milieu chrétien que Koné Fontaly est un don de Dieu pour le Corps de Christ. Lavoixdesion.net l’a rencontré, incursion cursive dans l’antre d’un élu de Dieu, épris de Dieu.

Lavoixdesion vous laisse vous présenter à nos lecteurs  

Je suis Koné Tieffi à l’état civil et Koné Halal Fontaly pour nom d’artiste. Je suis chantre de L’Eternel au service du Seigneur depuis plus de 20 ans, marié et père de 4 enfants.

Depuis quand a-t-il accepté Le Seigneur ?

Depuis Août 1989. C’était ici à Abidjan. J’étais à la cité universitaire d’Abobo. Et il y a un frère qui avait un clavier que j’aimais beaucoup qui venait jouer avec moi. A force de jouer ensemble, il m’a invité un jour à l’église. Seulement, ma conversion s’est faite en deux étapes : accepter Le Seigneur Jésus-Christ et ensuite mettre mon talent à son service. Et ce dernier point était le plus difficile. Parce que comme métier, j’avais décidé de faire la musique, je rêvais d’une grande carrière. Donc quand j’ai accepté Le Seigneur en Août 89, on me mettait la pression de pouvoir laisser la musique que je faisais et venir chanter à 100% pour Le Seigneur. Vraiment ce n’était pas facile parce qu’à l’époque les églises n’avaient aucune considération pour le musicien, il n’y avait aucune structure qui permettait d’évoluer dans ce sens. Donc je n’étais pas encouragé. En 1994, lors d’un séminaire j’ai été vraiment touché par la Parole, et j’ai totalement décidé de servir Le Seigneur avec tout le talent qu’Il m’avait donné. Et c’est comme ça que les choses sont venues.

Après la conversion, comment s’est passé le parcours spirituel ?

Il y a des gens qui ont un témoignage de conversion émouvant, moi ma conversion a été quelque chose de bien simple, de bien facile. C’est seulement après que j’ai connu des vallées, des périodes vraiment difficiles. Quand je décide de servir Dieu pleinement avec mon talent, j’avais un studio à Abobo entre les deux cités universitaires. Et là, pas mal d’artistes sont passés là. C’est là que j’ai arrangé le célèbre ‘Sogoman Sandji’ de Grand-Père, il y a eu Officier Public que j’ai sorti et fait connaître à partir de là, il y a eu la chanson ‘Sénégal 92‘ des Galliets… en tout cas pas mal d’artistes qui sont passés par moi. J’étais déjà devenu très célèbre à Abobo. Mon studio était devenu, à l’époque, un passage obligé pour plusieurs jeunes artistes. Quand je décide de servir Le Seigneur à 100%, voilà qu’en une seule nuit j’ai perdu mon équipement : mon appareil multipistes qui était la pierre angulaire de tout mon travail s’est volatilisé, a disparu, s’est envolé je ne sais où. Et à partir de là, la véritable galère a commencé ; et ça n’a pas du tout été facile. J’ai beaucoup murmuré contre Dieu, parce que quand je faisais mon travail tranquillement, je n’avais pas tous ces problèmes. Dès le jour où je dis ok, je Le sers totalement, c’est là Il permet que je perde tout en un rien de temps. Donc j’ai murmuré. Mais entre-temps, pendant que j’étais dans les murmures, on me disait par des révélations, dans tel temps Le Seigneur va te bénir, tu auras un grand studio, tu seras célèbre … il y avait un grand contraste entre ce que les prophéties disaient et la réalité que je vivais. Donc j’ai continué dans les murmures pendant trois mois, et vraiment à un certain moment donné j’en avais marre ! Je n’avais plus d’argent, il n’y avait plus rien. J’ai abandonné la maison qui abritait le studio, et j’ai dû libérer tous ceux qui travaillaient avec moi : O’nel Mala qui était encore Guéi Léon, Nanegnon Sylvain et beaucoup d’autres. Je leur ai dit : « les gars, on n’a plus le matériel pour travailler, on ne pourra plus payer la maison ici. Donc voilà, que chacun se cherche. Si Dieu permet qu’il y ait une autre opportunité, on va se remettre ensemble et continuer à travailler. Pour l’heure, c’est la fermeture. » Je me suis retrouvé par la suite à l’église, la Mission Evangélique des Elus de Dieu (MEED) au CIEVANCI, au Plateau-Dokui. Chaque soir je collais deux bancs pour pouvoir dormir dessus. Je n’ai pas attendu qu’on me vide du studio. Parce qu’un arrangeur célèbre qui se retrouve sans payer le loyer et qu’on peut vider comme ça, non ! Au lieu qu’on mette mes bagages dehors j’ai préféré parmi moi-même, et j’étais à l’église. J’y suis resté pendant 3 mois, ça n’a pas été vraiment facile. Puis une nuit de Mars 1996, je me suis levé vers 1h du matin, et j’ai prié en disant « Seigneur, que je sois fâché contre Toi, que je ne sois pas fâché, Tu es Dieu ! Tu as dis venez à Moi vous tous qui êtes fatigués et chargés; je suis fatigué ! Fais ce que Tu veux mais vraiment je suis fatigué ! » Après cette prière je me suis endormi. Ce que j’ai ressenti, c’était un peu comme quelqu’un qu’on a mis sous un robinet et qu’on a nettoyé. Dès le lendemain, on a commencé à m’appeler à gauche, à droite. Koné par ci, Koné par là. Un peu partout dans le milieu chrétien, j’étais sollicité, pour aller jouer ! J’ai commencé à avoir quelques petites entrés financières… c’est par la suite que j’ai rencontré feu le Prophète Kacou Sévérin. Et à partir de là, Dieu a commencé à écrire une autre page de ma vie.

Justement, comment s’est passée cette rencontre ?

D’abord mon départ des bancs de l’église : cela été organisé par Le Seigneur. Il y a une dame Mme Bouabré qui était membre et Responsable dans l’église, qui chaque fois qu’elle devait accoucher allait en France. Elle m’a demandé d’aller chez elle pour rester avec ses enfants, parce qu’elle devait aller accoucher en France. C’était juste après ma prière au Seigneur dont je viens de parler. Elle m’a dit « Koné, je veux que tu reste un peu avec les enfants à la maison. Comme ça je serai tranquille dans mon voyage ». Et elle a préparé ma chambre. Quand je suis arrivé, je devais rentrer dans la chambre pour ensuite ressortir pour manger quelque chose. Mais quand je me suis assis sur le lit, je me suis juste étendu un peu et le sommeil m’a pris ! C’était tellement doux, pour quelqu’un qui a passé 3 mois sur les planches à l’église, vraiment c’était merveilleux. Ensuite de sollicitations en sollicitations, un jour quelqu’un m’a approché pour aller sonoriser un programme animé par le Ministère de la Puissance de l’Evangile (MPE) de feu le Prophète Kacou Sévérin. J’étais allé juste avec la sono. Et puis avec les gens qui chantaient, en tant qu’ancien dans la chose, je sentais qu’il manquait quelque chose. Alors j’ai demandé aux responsables qui étaient là si je pouvais apporter un ou deux chants parce vraiment j’ai envie de m’exprimer, j’ai envie d’apporter quelque chose. Ils m’ont dit : vas-y ! Et c’est comme ça quand j’ai pris le micro. Je m’y suis mis à fond, ils ne m’ont plus lâché. C’est comme ça que je suis devenu membre du Ministère. Et on m’a confié la direction du Groupe de Louanges. Quand j’arrivais là, j’ai trouvé  des jeunes sans grande expérience mais qui avaient du talent et qui avais l’amour du Seigneur. Donc moi j’arrive avec mon expérience profane, je leur ai dit « on ne va pas juste faire de la musique comme ça parce qu’il faut la faire ; si on peut se constituer en un groupe pour faire quelque chose de professionnel, ça va être super ! ». C’est comme ça que c’est parti, et on s’est retiré pour un moment de jeûne à Bingerville. On réfléchissait au nom à donner au groupe. On a trouvé le nom Trumpet. On ne savait pas trop ce que ça signifiait ; on savait juste que le mot était beaucoup cité dans la Bible. C’est 2 jours après le jeûne, qu’à 1h du matin le Prophète Kacou Sévérin est venu taper à ma porte pour me dire : « le nom que vous vous êtes donné est vraiment prophétique. En voilà la signification : Israël la trompette était sonnée pour annoncer une nouvelle, pour préparer le peuple au combat, pour célébrer une victoire, pour rassembler le peuple de Dieu. Ce nom donc est prophétique ». Le Groupe Trumpet est donc comme un instrument entre Les Mains du Seigneur pour annoncer, proclamer la Puissance de Dieu, rassembler, sonner la victoire, pour avertir aussi, pour orienter aussi. Et cela a vraiment influencé le groupe. Il y a des chansons qu’on a écrit depuis longtemps, il y a 10 ans, même 15 ans en arrière, quand je les chante, c’est comme si seulement maintenant que ça été composé. C’est comme ça que le groupe Trumpet est véritablement né, et Dieu nous a donné de faire un parcours avec Son Serviteur pendant au moins 5 ans, sans relâche. Et pendant les 5 ans, on n’a pas dormi un seul Vendredi. Pour dire que nous étions vraiment un groupe de terrain, jusqu’à ce que Dieu rappelle Son Serviteur. Après sa mort il n’y a pas eu de relève véritable, il n’y a pas eu quelqu’un qui avait sa carrure pour maintenir le Groupe. Parce qu’entre temps les éléments du Groupe ont grandi, il y en a qui se sont mariés, donc les charges ont commencé à augmenter, et ce n’était pas évident qu’on continue comme c’était avant. Et puis, Dieu a béni plusieurs. Il y a Georgina qui est maintenant Georgina Grâce qui vit en France, Thierry Guédé qui était le chef d’orchestre, qui s’est retrouvé en Angleterre aujourd’hui il est aux Etats-Unis, Marie Jeanne est devenue Professeur d’Espagnol, Gisèle Grah est devenue Pasteur, Roméo Fiéni est également au Etats-Unis … donc vous voyez que ce n’était pas évident que le Groupe puisse bouger comme auparavant ; puisque Dieu a béni et chacun a pris son chemin. Néanmoins l’esprit du Groupe est là, puisque c’est moi qui l’ai initié. On a fait des productions jusqu’à présent; j’ai maintenant mis sur pied une structure de production et je pense qu’à partir de cette structure nous allons produire une nouvelle génération de musiciens pour qu’on puisse relancer les activités du Groupe Trumpet. On ne peut pas laisser cette vision comme ça.

Attardons nous un peu sur la collaboration avec feu le Prophète Kacou Sévérin. Comment elle se passait au quotidien ?  

C’était la chose la plus simple. Quand Dieu Lui-même conduit une chose, elle tout devient simple. D’abord l’homme était très simple. Il était pour nous un frère, un ami, un collaborateur. Il n’y avait pas grande différence entre nous. La seule différence c’était la carrure que Dieu lui avait donné, l’onction que Dieu lui avait donné. Sinon sur le plan humain, il n’y a avait pas vraiment de différence. C’est le Serviteur avec lequel on plongeait la main dans le même plat pour manger ; si quelqu’un venait à la maison nous trouver en train de causer, la personne allait chercher Kacou parmi nous. Parce qu’il se fondait dans le groupe. C’était comme ça. Ce qui fait que la collaboration était facile. Je parlerai plus au niveau du travail qu’on faisait ensemble, sinon au niveau des relations humaines il n’y a rien à dire ; c’était vraiment fraternel, amical. Au niveau du boulot, ce n’était pas facile, c’était pénible. Parce que lorsqu’on part d’une ville à une autre, on a tout juste Lundi et mardi pour se reposer. Je dirai même Mardi seulement comme jour de récupération. Parce que nous finissons une mission dans une ville Dimanche, Lundi on prend la route pour renter sur Abidjan. Et le mardi c’est le repos, mais un repos entre guillemets. Parce qu’une fois rentés, mes éléments doivent régler de petits détails en famille. Nous autres on fait la révision du matériel, parce que soit Mercredi ou Jeudi on doit encore repartir pour une autre ville. C’était donc véritablement quelques heures de repos qu’on avait. Dès fois à peine arrivés dans une localité, on commence pratiquement le programme en même temps. Parce que si le programme doit commencer à 10 h, déjà 9h le peuple est là, l’espace est déjà rempli. Il faut donc commencer immédiatement, on n’a pas le temps d’aller se laver, d’aller manger. On installe le matériel et on commence en même temps. Le Serviteur de Dieu, lui, avait le temps d’aller se débarbouiller et se préparer un peu et revenir. C’était difficile mais à la fois on était content parce que c’était pour Le Seigneur et on le faisait de tout notre cœur. Et malgré tous ces longs trajets, toute cette fatigue, quand on célébrait Le Seigneur et qu’on voie Dieu opérer des miracles, des délivrances et des vies changer, des personnes qui se donnent au Seigneur, des gens guéries, restaurées, vraiment cela suffisait à nous remonter les forces pour encore continuer. C‘était comme ça qu’on travaillait ensemble.

Vos relations étaient amicales, vous avez dit. Quels sont les petits mots qu’il disait pour vous galvaniser au travail ?

Oui, à chaque fois il disait : ‘’les enfants, ce qui est sûr on y va hein ; on ne peut pas s’asseoir, on doit y aller !’’ C’est des petits mots comme ça qu’il nous disait. Quand on arrive sur le terrain et que la foule est déjà présente, il dit : ‘’Koné tu vois hein, les gars sont déjà là, tu peux plus aller te changer, tu attaques en même temps!’’ C’est des petites choses comme ça qu’il nous disait. Et ce qui était aussi impressionnant c’est que quand on arrivait dans certaines villes, quelques fois ceux qui nous recevaient n’avaient pas l’expérience dans l’organisation de ce genre de programmes. Souvent on arrive, et tout est à refaire. Alors en tant que meneur, parce que j’étais un peu comme le meneur, je redistribuais les rôles : ok, toi Kacou va avec telle personne, allez à la gendarmerie…

Toi-même tu l’envoyais ?     

(Il rit) Oui, moi même je l’envoyais ! Toi Kacou va avec telle personne, allez à la gendarmerie. Si les gens te voient là-bas, il y a des choses qui vont passer plus rapidement. Toi, toi, et tel autre, allez voir les vendeurs de planches pour qu’on fabrique un podium rapidement, toi un tel vient avec moi à la CIE pour l’électricité ; et tout au plus deux heures plus tard, on se retrouve pour faire le point. Pour voir ce qui a marché, ce qu’il faut revoir et recommencer… c’était une ambiance comme ça qui régnait entre nous, et vraiment ça se passait bien. Le Prophète ne pouvait pas sortir de l’hôtel et venir au lieu du programme sans avoir mon avis. Avant de démarrer, il m’appelait pour savoir si c’était bon et qu’il pouvait venir. Si je lui dis ‘’ok c’est bon, tu peux venir !’’, alors il démarrait pour venir. Mais si je lui dis ‘’non, attends un peu !’’, alors il temporisait. Il y avait une telle confiance entre nous, un tel respect aussi de ce que Dieu m’a donné. C’est vrai qu’il avait son ministère, mais ce que Dieu m’a donné, il le respectait. Et ça faisait que j’étais à l’aise dans le travail. Et vraiment ça marchait bien. Quand je respecte ce que Dieu t’a donné et que tu respectes ce que Dieu m’a donné, ça ne peut que marcher et on ne peut qu’avancer.

On va arriver à la douloureuse séparation ce fameux jour du 13 Avril 2001. Comment s’est passé ce dernier programme et la fameuse nouvelle pratiquement en pleine scène ?  

(Il hésite longuement et repart) C’est vrai qu’il y a plusieurs années en arrière mais, pour nous autres, c’est très frais dans l’esprit. Rien qu’à évoquer cela, ça réveille pas mal de choses. Pour moi personnellement, c’était une période assez difficile. Parce qu’entre temps le ministère avait beaucoup grandi. Il y avait d’autres responsables qui étaient là. On n’était plus le petit groupe qu’on était auparavant. Il y avait une coordination, un secrétariat etc… Et parmi ceux qui étaient autour, c’est vrai qu’il y a avaient beaucoup qui travaillaient pour l’intérêt du ministère, mais il y en avait aussi qui malheureusement travaillaient aussi pour leur propre compte. Comme on le dit, ils voulaient se servir du ministère pour se servir. Donc il y avait beaucoup d’incompréhensions ; puisque tout s’est passé en même temps, c’est bon que j’en parle, il avait beaucoup d’incompréhensions entre certains responsables et moi. Parce moi j’étais figé intérêt du ministère, intérêt du Serviteur de Dieu. Puisque c’est moi qui m’occupais de la production de ses œuvres, de ses enseignements et tout. Tout était méticuleux. Je suis celui-là qui a emmené l’homme de Dieu au Burida (Bureau Ivoirien des Droits d’Auteurs), je suis allé déclarer toutes ses œuvres là-bas…. Vraiment, moi je travaillais dans la franchise, dans la légalité. Bon, certains travaillaient à contre courant. C’étaient des aînés, des gens qui étaient plus âgés que moi. Malheureusement ils ont commencé à être beaucoup plus proches de l’homme de Dieu que moi. Puisque moi j’étais un homme de terrain, tout le temps en train de travailler. Donc il a commencé à avoir de la distance, un peu de jalousie aussi de la part de certains puisque j’étais beaucoup aimé de l’homme de Dieu. Donc il fallait créer quelques petits fossés pour pouvoir s’accaparer l’homme de Dieu et pomper autour de lui en quelque sorte. Et donc ça n’a pas été facile. C’étaient des périodes difficiles, il y avait pas mal de faux rapports, des calomnies : Koné a fait ceci, Koné a fait cela… et comme l’homme de Dieu lui-même n’avait pas le temps pour régler ces choses, ça créait des fossés. Le seul problème qu’il avait en mon sens, c’est qu’il croyait très souvent au premier venu. C’est que tout de suite tu arrives, tu expliques quelque chose, il croit. En fait, c’est une qualité naturelle. C’est quelqu’un qui avait un bon cœur, donc il se disait que celui qui arrive en face de lui a le même cœur qu’il ne peut pas le tromper. Donc il suffit qu’il dise quelque chose, il croit tout de suite. C’est après qu’il se rend compte qu’ils l’ont tourné en bourrique. C’était vraiment le problème qu’on avait dans cette période. Donc il a commencé à avoir beaucoup de tension, beaucoup de tension. Jusqu’au point où quand il est revenu de son tout dernier voyage en tant que missionnaire, de Paris, pour la croisade de Divo, je n’étais pas vraiment prêt à l’accompagner pour la croisade. Parce que j’avais été blessé par beaucoup, beaucoup de choses. Mais Dieu, merci, il avait compris, il avait réalisé qu’il s’était trompé sur beaucoup de choses. Je me souviens que je m’étais ouvert à la secrétaire sur mon état. Et cette secrétaire jusque là, je la respecte. Je lui ai dit : « si papa vient, avec tout ce qui se passe, moi je ne pourrai pas aller avec lui en mission ». C’est elle qui m’a dit : « Non, quelque soit ce que tu vas endurer comme coup, quelque soit ce qui va arriver, et tout, ton père c’est ton père. Tu ne peux pas refuser une mission comme ça… ». Elle m’a beaucoup parlé, j’ai pleuré, beaucoup pleuré. Quand elle a fini de me parler, j’étais maintenant prêt à y aller. Quand l’homme de Dieu est arrivé, il est venu avec un certificat d’hébergement. Il me l’a tendu, pour dire que dès qu’on finissait la mission on allait partir pour la France, pour récupérer un peu. En fait j’ai vu en cela une manière de s’excuser pour plusieurs choses qui s’étaient passées. J’ai pris le certificat d’hébergement et c’était avec moi. C’est comme ça que nous sommes partis pour la croisade de Divo. Certains de mes musiciens n’ont pas pu partir, parce que la tension en cette période était telle qu’il y en a qui étaient découragés et n’ont pas pu partir. On a fait la première soirée de la croisade, et après le programme de ce soir là, le Prophète Kacou me dit « Koné, écoute demain on rentre sur Abidjan autour de 15h. On va rentrer tôt à Abidjan ». Je dis ‘’mais on est venu pour une croisade de 3 jours, on fait comment pour pouvoir rentrer tôt à Abidjan’’ ? Il m’a dit (sur un ton autoritaire) « écoute, je dis on rentre tôt à Abidjan. On ne dormira pas à Divo demain ». Mais Vieux père, on fait comment, donc on va faire croisade à 11h ? Il me dit (tout aussi autoritaire) « on rentre tôt à Abidjan demain ». Je dis ‘’ok !’’ J’avais l’habitude de sortir le matériel à partir de 14h, 14h par là le temps d’accorder tout, et à 17h tout au plus à 18h pile on commençait la croisade. Ce jour-là comme il a dit qu’on rentrerait tôt, je me suis dit autant sortir le matériel à 10h. Certainement il prendra la parole autour de midi et jusqu’à 15h ou 16h tout au plus, on repartait sur Abidjan. Je finis d’installer le matériel. Et je commence à avoir des coups de fils bizarres : le vieux père a eu un accident, mais pour l’instant ça va. Parce qu’il nous avait laissé à Divo pour aller faire l’extrait de naissance de sa femme à Gagnoa et voir un peu la famille pour revenir. Et c’est en revenant qu’il a eu un accident. Ok, il a fait un accident mais ça va, il n’y a pas de problème ! Donc on était là, on était tranquille. Après je rappelle pour voir dans quel état il est, on me dit oui, on l’a transféré à l’hôpital de Gagnoa patati patata. Mais quelques temps après je rappelle encore, plus personne ne me répond. Donc j’ai commencé à douter un peu. Sur le champ, certains Pasteurs qui étaient avec nous étaient déjà informés mais personne n’osait me mettre au courant. Donc j’ai fait un arrangement avec un taxi, et on s’est rendu à Gagnoa. Arrivés, on nous a dit qu’il a été transféré sur Abidjan. C’était flou tout ça. C’est après qu’on nous a dit la vérité : il y est resté, il est mort. Du coup le deuxième jour du programme qui devait avoir lieu à Divo, n’a plus eu lieu. On ne pouvait pas rentrer ce jour-là directement sur Abidjan parce qu’il se faisait trop tard. La nuit dans mon sommeil, Dieu m’a fait voir des images qui me montraient que c’est Lui Dieu qui avait pris Son Serviteur. Donc, il fallait accepter la situation. C’est vrai c’était difficile, c’était insupportable. Le lendemain, je suis rentré avec l’équipe sur Abidjan. Après je suis tombé dans les pommes. Ma tension était tombée à, je ne sais plus, 6° ou 5°. Dieu soit loué ! Il y a une famille à Abobo, la famille Rabet, avec les bonnes relations qu’on a, a envoyé sa fille me chercher. On m’a envoyé en clinique. J’y ai passé quelques jours, à leurs frais. Donc j’ai pu récupérer un peu. Après je suis retourné au siège du MPE (Ministère de la Puissance de l’Evangile), et cette fois-ci sans le leader… il fallait donc réfléchir, qu’est ce qui allait se passer, qu’est ce qu’on allait devenir…voilà !

Vraiment épatant d’entendre ces choses là, comme ça de la bouche de quelqu’un qui a été très proche de l’homme de Dieu. Surtout que nous avons suivi ces moments, c’était pathétique ! Mais à la grande surprise de tout le monde, l’album ‘’Louanges Prophétiques’’ sort la même année !

On était déjà dans un élan. C’est vrai que l’album ‘’Louanges Prophétiques’’ est sorti après, mais déjà les deux premiers chants Lago Zounagnon et Je veux faire Ton Œuvre avaient été déjà enregistrés en 2000, du vivant du Prophète Kacou Sévérin. On était déjà donc à une dimension spirituelle assez élevée. Je n’écrivais plus mes chansons. Il suffit que je me dispose et ça vient ; c’est d’ailleurs comme ça pour tous mes albums. Le Seigneur me donne et le message et les mélodies. En même temps. En tout cas c’est une grâce. C’est pourquoi d’ailleurs à chaque fois je dis aux gens que 9,5 /10 de mes albums sont l’œuvre du Saint-Esprit. C’est n’est pas moi-même ! Les racines de je veux faire Ton Œuvre se plongent dans l’accident que nous avons eu le Vendredi 15 Novembre 1998, lorsqu’on allait en mission à Oumé. On était dans un mini bus et on a eu un accident à 15 km de Divo. Ça n’a pas été facile, il y a eu beaucoup de fractures et tout. Dieu merci, le lendemain on a pu nous évacuer sur Abidjan. Le Prophète est venu nous voir à la maison le Samedi, et nous a dit : les enfants comme vous êtes touchés tout ça, je vais vous donner un mois de congé pour que vous puissiez récupérer. Je lui ai dit ‘’pas question ! Normalement la manière dont la voiture a été fracassée, c’était pour mourir. Alors si je ne suis pas mort là, je ne vois pas ce qui peut me retenir à louer mon Dieu ! Dimanche, arrangez-vous, trouvez-nous un véhicule pour nous transporter pour le culte ! ’’ En fait Le Seigneur voulait faire quelque chose de très important. C’est qu’on tournait déjà beaucoup et l’équipement qu’on avait était défaillant et les locations coûtaient beaucoup chères. Alors que de 2000 à 2001, on avait vraiment de grandes villes à faire ; et l’équipement ne répondait plus. Donc Le Seigneur va se servir de cette occasion là, pour renouveler tout le matériel. Comment cela va se faire ? Le Dimanche après l’accident, au culte je prends le micro et je dis : ‘’si je servais Le Seigneur à 100 %, maintenant je vais Le servir à 200 %’’. On avait les bandages sur nous partout. Voir la scène, des gens qui auraient pu mourir il y a juste quelques jours, qui ne sont pas du tout découragés, qui viennent et qui disent qu’ils sont prêt à aller au double avec Le Seigneur, aller à l’abordage encore, c’était vraiment courageux ! Je me suis tourné vers le Prophète, et je lui ai dit : ‘’tous mes appareils ont été brisés dans l’accident. J’ai besoin d’autres matériels. Même si c’est pour partir aujourd’hui en mission, je le ferai !…’’ les larmes me coulent… parce que c’étaient des moments forts. (Il s’essuie les yeux). C’est comme ça que j’ai chanté Un jour nouveau s’est levé. L’homme de Dieu aussi a pleuré ce jour là. Et sur le champ, l’église a levé une cotisation de près de sept millions. Et on a renouvelé le matériel. Il y a même eu des équipements qui sont venus de la France, des Antilles. Les gens ont réagi. On a eu des synthétiseurs dernier cri, des mixeurs et tout. Juste après ça, les douleurs ont disparu, on n’avait plus mal. Alors un mois après je me suis un jour assis puis j’ai dit :’’ mais Seigneur, est ce que pour renouveler un matériel de sonorisation tu avais besoin de nous bousiller, nous tuer presque en brousse là-bas ?’’. J’ai commencé à rigoler, mais Dieu avait Son Plan. C’est sûr que si on avait demandé à l’église de cotiser pour renouveler le matériel, ça n’allait pas ce faire. Mais la situation qui était là a fait que l’église a cotisé 5 millions. Les deux autres millions sont venus deux jours après. Donc quand on allait en tournée, tout était propre, le son était propre, on était content ! C’est donc dans ces circonstances que j’ai chanté Un jour nouveau s’est levé. Mais je ne l’avais pas enregistré. C’est en 2000, lorsque le Prophète était en France, il m’a appelé pour préparer des enseignements qui devaient passer sur une chaîne de radio. Donc c’est en préparant ces enseignements que je suis tombé sur le message ‘Côte-d’Ivoire’. Le message était tellement fort, tellement fort pour le pays, que j’ai commencé à le traiter. Je me suis dit que pour que ce message puisse toucher, il faut un peu de musique en bas. Donc j’ai composé la musique. C’est comme ça que le titre ‘Côte-d’Ivoire’ a été fait. Après je me suis dit que c’est un enseignement qui est donné, c’est vrai c’est un message fort sur le pays et tout mais il faut que ce soit quand même accompagné par une ou deux chansons. Donc j’ai programmé Un jour nouveau s’est levé. Et puis le matin, je me suis réveillé et à la recherche d’inspiration je me suis dit qu’il faut que je crie un peu pour dégager, ma voix pour bien démarrer ma journée. C’était comme un exercice que je faisais. Et j’ai crié ooh aa, ooh aaaa  Esprit de Dieu, descends parmi nous ! Et puis j’ai senti qu’il y avait quelque chose de particulier qui se dégageait. Tout de suite j’ai ouvert l’ordinateur, j’ai mis un tempo rapidement et puis paf ! Je me suis mis à chanter durant des années on t’a enfermé… . C’est comme ça que le titre Lago Zounagnon a été créé. Donc je l’ai ajouté sur l’album et c’est sorti. C’est après que Dieu ait rappelé Son Serviteur que j’ai fait une reprise de ces deux chansons sur l’album ‘’Louanges Prophétiques’’. Comment c’est venu ? C’est que, toujours de son vivant, nous on travaillait sur un nouveau pot pourri qui devait sortir. Parce que c’était un peu notre spécialité. On prenait des titres bien connus qu’on reprenait en enchaînant. Quand on a fini l’enregistrement, il restait juste le mixage pour faire sortir l’album. Et un matin toutes les données ont disparu de l’ordinateur. Tout est parti. On a tout fait. On a même envoyé le disque dur en France pour voir si les gens pouvaient récupérer les données ; ça n’a pas été possible. Tout est parti ! Donc j’étais dans le découragement. Comme moi Dieu m’avait préservé, je n’ai pas touché à l’alcool, la cigarette ni la drogue. Je n’ai pas connu ces choses. Parce que quand tu es dans une situation comme ça, si quelqu’un avait connu la cigarette avant, avait connu la drogue, il allait y retourner parce c’était des mois et des mois de réflexion, de travail ; et puis tout s’envole comme ça d’un coup ! Non, c’était terrible ; la seule chose que j’ai fait c’était de prendre ma guitare et me défouler pour faire passer mon mal. Puis j’ai commencé à jouer comme ça, par l’Esprit. Comme tout ce que je fais je suis à côté de l’ordinateur, j’ai enregistré ce que je faisais. Et quand je jouais, tous ceux qui entraient au studio, quand ils écoutaient l’enregistrement, demandaient : ‘’mais c’est quel antillais qui joue comme ça ? Ah mais Koné, c’est bon ça. Des gens comme ça il faut les faire venir en Côte-d’Ivoire !’’ Je dis ‘’non ! C’est moi qui suis en train de faire quelque chose’’. Ils disaient ‘’mais ça c’est bon’’. Je dis ‘’ya rien dedans, je chantais juste comme ça par l’Esprit pour me défouler parce que j’ai mal, j’ai perdu mes données’’. On m’a dit ‘’non, c’est trop bon !’’. J’ai compris qu’il y avait certainement quelque chose que Le Seigneur voulait faire. Donc j’ai ‘’Seigneur ok, je me dispose, fais ce que Tu as à faire !’’. Puisque j’avais chanté par l’Esprit, j’ai demandé que Le Seigneur me donne en langage intelligible le sens de ce que j’avais chanté, pour le véhiculer. Dès que j’ai ouvert la bouche, les mots qui sont sortis c’est : ‘Béni soit la nation dont L’Eternel est le Roi …’ et c’est parti ! Ce n’est pas une chanson que j’ai eu à écrire. Je chantais comme ça et en même temps que Dieu me donnais les paroles, Il me donnait les mélodies c’est-à –dire la manière de les chanter ; donc j’ai chanté. La chanson faisait plus d’une vingtaine de minutes au départ. Après j’ai nettoyé, nettoyé et j’ai pu réduire jusqu’à 9 mn. Il ya aussi la chanson ‘Jésus-Christ est à la porte’ qui aussi a été inspirée pendant la même époque. Au début ce qui a été déversé comme message dans l’ordinateur faisait plus de 50 mn. Là aussi j’ai réduit tout ce qui était paroles répétées, tout ce qui pouvait signifier les mêmes choses je les ai regroupés et je me suis retrouvé à 19 mn. Voilà l’histoire de l’album ‘’Louanges Prophétiques’’. Ça m’a permis de m’aider dans ces moments difficiles quand l’homme de Dieu est parti. Tout ça m’a permis de garder le cap.

Oui, seulement ce qui a étonné tout le monde c‘est que l’album est sorti la même année de la disparition du Prophète Kacou. Tandis que tous se disaient leur père spirituel est parti, ça semble fini. Tout d’un coup l’album ‘’Louanges Prophétiques’’ avec surtout un message qui jusqu’au jour d’aujourd’hui est encore tellement d’actualité !

Ecoute, l’onction est communicative ! On a travaillé aux côtés d’un homme qui avait une onction particulière, une grâce particulière ; donc c’est sûr qu’on a pris un peu de lui, il nous a en a communiqué. Et comme je le dis ce sont des œuvres qui ne sont pas écrites par des êtres humains, c’est Le Seigneur qui inspirait et les paroles et les mélodies. Il savait pourquoi Il l’a fait. Il est le Dieu lit dans l’avenir et qui sait tout ce qui va se passer demain et après demain, dans 20 ans, dans 30 ans. Il le sait déjà. Donc Il a inspiré des cantiques du moment. C’est pourquoi aujourd’hui ça tient. C’est sûr que si c’était ma pensée humaine, après un an ou deux, on l’aurait déjà jetée aux oubliettes. Mais c’est Le seigneur !

Qui dit Koné Fontaly dit Nanegnon Sylvain. C‘est ton binôme, ton alter ego. En tout cas, si c’est des béquilles si tu en es le premier pied, lui est le second.   

(Rires…) On s’est rencontré pour la première fois en 1992. On était en pleine audition dans une église à Abobo et on cherchait des choristes. Il y a des phrases que certains choristes n’arrivaient pas à rendre, et il a son frère qui était Pasteur dans l’église, et qui a dit : ‘’donne ça à mon frère, il va essayer quand même voir’’. Quand il a essayé c’était bien, ça m’a touché. Et depuis ce jour, on a commencé à travailler ensemble. Quand il y eu la période de galère, chacun s’est retiré. Lorsque j’ai fait la connaissance du Prophète Kacou et que j’ai repris les activités, je suis allé le chercher. On a continué à travailler ensemble jusqu’à ce jour. Notre collaboration est une très bonne collaboration, il n’y a vraiment pas de problème. Si tu vois que depuis 1992 est là jusqu’à maintenant, ça fait plus de 20 ans, on est ensemble, on est comme des frères !

Et la collaboration a connu son point culminant sur l’album ‘’Louanges Prophétiques’’. Avec un alliage de voix vraiment exceptionnel !         

Ah oui, au sein du groupe chacun avait sa spécialité. Parce que c’est plusieurs talents qui se mettent ensemble. Il est doué dans les choses d’animation pour pousser les gens à danser, à célébrer. Lorsque je chante, il prend sa partie et il commence à booster les gens. Il a aussi une autre spécialité qui est de chanter en langues. Ça lui réussit beaucoup. Au niveau des filles, il y en a qui étaient spécialisée dans les chants d’adoration. On était un groupe complet.

Aujourd’hui Koné Fontaly est devenu, qu’il le veuille ou non, l’échelle sur laquelle s’appuyer pour se faire accepter dans le milieu chrétien ; à l’image de Nestor David dont tu as été un moment le mentor et d’autres encore. Comment vois-tu cette responsabilité qui t’est dévolue ?

Elle est très lourde, elle est très lourde ! Mais il faut souvent savoir apprécier les choses : je n’ai fait personne ! C’est Dieu qui a fait tous ces enfants que vous voyez-là. Que ce soit O’nel, Nestor Davis et autres… Dieu les avait déjà prédisposés, ils avaient un talent et tout, ils avaient aussi leur parcours à eux. Moi j’ai été juste un canal comme des gens qui fraient un chemin, qui ouvrent une brèche pour aider. Voilà, c’est tout ! Beaucoup se sont inspiré de mon expérience, comme moi aussi je me suis inspiré d’autres personnes. Ils se sont inspirés de moi, certainement de certaines mélodies ou de certaines manières de faire pour se frayer un chemin. Voilà, je ne dis pas que c’est moi qui ai fait telle ou personne. Je n’ai été juste qu’un canal qui était là au bon moment. C’est vrai la responsabilité de tout cela est énorme. Parce que lorsque tout un peuple a le regard sur toi, c’est énorme ! C’est à travers mon concert de consécration au Palais de la Culture, et six mois après, le concert organisé par Fréquence – Vie (Ndlr : la radio privée évangélique ivoirienne) que j’ai vraiment vu que la responsabilité était vraiment lourde. Parce que quand vous organisez un concert et que vous faites le plein du Palais de la Culture (le concert de Consécration a été organisé en moins de deux semaines) et que six mois après vous faites encore le plein de la même salle, avec des gens dehors qui valent la moitié de ceux qui sont dans la salle. C’est dire que les gens aiment pas ce que vous faites, mais ce que Dieu fait à travers vous ! Donc il y a lieu de conserver cette grâce là pour ne pas décevoir Le Seigneur. La moindre erreur va casser la foi de beaucoup de personnes. Certains diront : ‘’bon, si lui qui est çà ce stade là fait ça, c’est que moi aussi je peux le faire !’’ Donc du coup au lieu d’être un agent de Dieu, un instrument de Dieu qui conduit le peuple vers le pâturage, tu deviens un agent du diable puisque beaucoup vont repartir dans le monde. Donc cette responsabilité là est énorme ! Mais je prie chaque jour Le Seigneur pour qu’Il me donne la force nécessaire de pouvoir continuer. Ce n’est pas que je sois parfait parfait comme on le dit, j’ai mes défauts, j’ai mes bobos mais chaque fois que je suis dans une période de faiblesse ou dans une période difficile, je me tourne toujours vers Le Seigneur pour Lui dire qu’il n’y a que Lui ! Et donc ça fait que Dieu me fait toujours grâce. Dieu fait grâce à qui Il veut. Ce n’est pas que je sois le Chantre le plus parfait de ce pays. Il y en a qui sont plus parfaits que moi, mais Le Seigneur a Sa grâce et Il veille toujours sur Sa parole. Il y a eu des promesses qui ont été faites. Il veille toujours sur Sa part ; même si nous les hommes on est infidèles, Lui est toujours fidèle. Je ne cesserai jamais d’invoquer Sa Grâce sur ma vie afin d’avoir la force de continuer.

Parlons un peu de ton concert de consécration

J’ai été consacré Chantre Evangéliste le 07 Octobre 2007 par les mains de l’homme de Dieu Paul Simplice de la Mission Internationale d’Evangélisation (M.I.E). En présence de Maman Kacou Hélène, du Ministre Gilbert Bleu Lainé, de M. Yao Kan Jean (Président des Chantres Unis de Côte-d’Ivoire), de M. Jean-Marc Affian (Directeur de société), et de plusieurs autres sommités de la vie chrétienne. J’étais allé avec l’homme de Dieu Paul Simplice au Gabon quand j’ai senti qu’il fallait que j’organise une cérémonie pour consacrer mon ministère de Chantre pleinement au Seigneur. C’est vrai que j’ai déjà été consacré mais je voyais cela comme un évènement public devant les autorités, le public et devant satan aussi. Moi je ne voyais pas vraiment un concert comme on avait l’habitude de le voir, mais seulement une manifestation publique, c’est vrai devant les gens. Mais pas ce qu’on a vu. C’est quand j’en parlais que le jeune frère O’nel Mala a dit : ‘’Grand frère, tu as fais beaucoup pour nous. C’est vrai que si on te le dit tu vas le refuser mais tu as été pour plusieurs un canal de bénédiction pour nous. Nous, nous allons prendre le Palais de la Culture, on va faire ça là-bas’’. J’ai dit ‘’ok, qu’à cela ne tienne!’’ C’est comme ça qu’ils se sont jetés à l’eau. Il y avait lui O’nel, Pasteur Guy Bailly, Eric Didier et les autres … ils étaient vraiment nombreux, je ne peux pas citer tout le monde. C’est comme ça que ce concert de consécration a été organisé. Et Dieu merci, beaucoup de choses sont parties de là. Le concert a même été animé par notre célèbre Maman Macy Domingo ; c‘était vraiment bien !

Après le rappel à Dieu du prophète Kacou, il y a eu un temps de collaboration avec son épouse Maman Kacou Hélène !      

Oui, on ne peut même pas parler de collaboration, parce que qui dit le père dit la mère ! C’est notre mère ! Seulement la seule chose est qu’elle n’est pas souvent sur Abidjan (Ndlr : elle réside et exerce le ministère en France) et j’ai été obligé de me chercher une communauté où aller. Parce qu’elle n’était pas là, l’église était confiée à de jeunes Pasteurs. Qui quelques fois étaient de ma promotion. Pour la plupart même j’étais plus expérimenté, plus étoffé qu’eux. Je me voyais un peu en danger. Parce que là où je suis arrivé, je n’ai pas besoin que je sois toujours leader établi sur les gens ; même si je le suis, j’ai aussi besoin de quelqu’un qui soit au dessus de moi, qui puisse me dire : ‘’petit là où tu vas là, ne rentre là-bas, ne fait pas ceci mais plutôt cela’’. Je n’avais pas ce quelqu’un là. L’apôtre Paul Simplice qui pouvait vraiment jouer ce rôle est plutôt basé à Bouaké, au centre du pays. Ce n’était pas facile. Au départ je quittais Abidjan pour aller faire mes cultes à Yamoussoukro, près de Bouaké, mais ce n’était pas évident que ça continue comme ça. J’ai prié, prié et finalement je me suis retrouvé à la Riviera Bonoumin avec l’Apôtre Kpan René de l’Eglise Evangélique du Réveil. C’est vraiment un père. Quand il y a des choses qui ne vont pas, il le dit franchement ; quand ça va aussi, il le dit franchement. Voilà c’est comme ça ! De temps en temps quand Maman Kacou revient à Abidjan pour ses programmes, on fait ce qu’on peut pour l’aider.

Ta collaboration avec O’nel Mala, on en parle !  

Oui, O’nel. Je l’ai vu pour la première fois en 1994. J’ai vu un jeune homme qui est arrivé avec une guitare sèche. Il s’est mis à chanter, c’était vraiment extraordinaire. J’ai fait ce que je pouvais pour aussi lui donner un coup de main. Donc on faisait les travaux de studio ensemble. Quand les gens envoyaient leurs chansons, il s’occupait de la partie chœur ; et c’était vraiment bien. Quand plus tard je me suis retrouvé aux côtés de feu le Prophète Kacou, je l’ai appelé. On a servi ensemble. A un moment donné quand il a eu la production de sa première œuvre, il m’a approché : «grand frère, je veux me retirer un peu pour suivre un peu ma carrière ». Il faut dire qu’avec feu le Prophète Kacou, on n’avait pas de carrière. On bougeait au rythme du vent, au rythme de L’Esprit. On ne pouvait pas faire de programme. On ne pouvait pas donner rendez-vous à quelqu’un. Parce qu’à n’importe quel moment on pouvait nous appeler pour une tournée. Et comme il y avait sa carrière, ce n’était pas évident. Donc je lui ai donné ma bénédiction. C’est comme ça que fin 98 – début 99, il s’est retiré pour évoluer en solo. Malgré cela, on garde toujours de bons contacts.

Il faut, pour encore appuyer ce volet de responsabilité de la musique chrétienne en Côte-d’Ivoire, dire que presque tous les chantres qui veulent qu’on les prenne au sérieux se reconnaissent en Koné Fontaly. Ton chapeau est vraiment très grand !

(Il rit)… Bon, écoute quand c’est bon, tout le monde apprécie. Donc je ne peux que bénir Le Seigneur. Quand je vois tout ça, je me dis en toute modestie que cela veut dire que Le Seigneur travaille bien. Parce que ce n’est pas moi qui fais, c’est Le Seigneur. Si aujourd’hui je deviens un repère pour toute une génération, je ne peux que bénir Le Seigneur. Et comme je le dis, la responsabilité est là. Elle est vraiment là même, et je fais tout ce que je peux pour l’assumer.

Comme Missionnaire du Seigneur, Koné Fontaly est toujours parti, hors de son foyer pour de longs moments. Comment arrives-tu à gérer tout cela ?              

Oui, ce n’est pas facile. Pour l’instant le plus long voyage a été de 2 mois. Au delà de 2 mois moi-même je craque (il rit aux éclats). C’est vrai c’est des moments difficiles, mais on est obligé. Quand Dieu a besoin de toi, il faut y aller. Quand je ne suis pas là, je ne suis pas là. Mais malgré la distance, je suis en contact permanent avec ma famille. C’est vrai qu’au début c’était difficile mais aujourd’hui avec internet, je suis en contact avec les miens. C’est vrai la chaleur de la présence physique manque, mais être aux Etats-Unis et voir sa femme et ses enfants et converser avec eux via le net, ça permet de garder le contact et ça fait du bien en attendant le retour. Et quand je rentre au pays, je leur consacre aussi le temps qu’il faut pour qu’ils puissent bénéficier de la présence de leur père. Lorsqu’un week-end je n’ai pas de programme, je les faits sortir, et là il n’est pas question de chanter ni rien de ce genre. Et ça se passe bien. En tout cas au niveau de ma vie de couple, il n’y a vraiment rien à signaler. Dieu m’a donné une femme vraiment merveilleuse et gracieuse. C’est une femme vraiment qui a un cœur, et Dieu merci ça va. Vraiment ça va !

Une autre grosse corde à ton arc, c’est que Koné Fontaly est organisateur d’un grand Festival International de Gospel à Abidjan  

Oui, c’est venu pour répondre à un besoin. La Côte-d’Ivoire est la plate tournante de la musique en Afrique. Beaucoup d’artistes profanes ont vu leur étoile briller à partir d’Abidjan. Et parlant de la musique chrétienne, la Côte-d’Ivoire a un impact considérable dans la sous-région et même en Europe. Quand un son sort dans une église à Abidjan, tout de suite c’est répandu un peu partout. Mais on n’avait pas un espace véritable en tant que musiciens chrétiens pour vraiment parler de nous –même et de notre art. C’est comme ça que j’ai eu l’idée de créer quelque chose pour réunir tous les Chantres autour d’un idéal. C’est aussi une manière d’aider les plus jeunes, une manière pour moi d’exercer cette responsabilité dont nous avons parlé tout à l’heure dans cet entretien. Il faut une plate forme pour d’abord nous entraider en tant que Chantres, pour parler de nos difficultés et tout le reste, et aider la nouvelle génération. C’est vrai, il y a le côté festif avec les concerts mais c’est d’abord un espace où on peut se retrouver, s’assoir, se côtoyer, échanger sur ce qu’on a de commun. Chacun généralement va dans ses tournées, mais ce cadre là c’est pour se retrouver pendant une semaine pour parler, dégager un certain nombre d’idées, faire des projets communs. Je pense que ce festival, en grandissant, va ouvrir la porte à beaucoup de choses. Aujourd’hui en tant que Chantres on a la possibilité de se mettre ensemble pour faire un concert pour aller ouvrir une école, aller en aide aux malades, aux enfants de la rue… et je crois que le cadre de ce festival sied bien à cela. Le thème de la deuxième édition qui est cette année est LA GRANDE REFORME. Au terme de cette édition, nous voulons éditer un document qui va définir les fondements de la musique chrétienne, du gospel en Côte-d’Ivoire. Parce que jusqu’à présent beaucoup viennent à ce ministère sans aucune base, sans aucune formation. Quelles sont les conditions même à remplir pour pouvoir être appelé Chantre ? Il n’y a rien de précis pour définir tout cela. Cette édition va se pencher sur ces questions. Nous allons aller vers les populations chrétiennes pour recueillir leurs avis sur la musique chrétienne, sur ce qu’ils souhaiteraient qu’on améliore etc… on ira aussi aller vers les hommes de Dieu, les Présidents de fédérations chrétiennes. Pour qu’ils nous parlent de la louange et de l’adoration, de ce qui se passe actuellement et de ce qu’ils pensent qu’on devrait faire. Tout cela de manière constructive. Ensuite nous-mêmes acteurs du gospel en Côte-d’Ivoire, on va aussi se retrouver, échanger, voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché, comment faire pour améliorer ce que nous faisons etc…  On va recueillir toutes ces données, les traiter et sortir un document qui va aider non seulement ceux qui sont là mais aussi les générations à venir. Nous nous proposons aussi de créer des possibilités pour pouvoir aider la nouvelle génération à travers le document qui sera produit. Mais bien plus, on veut arriver à créer des modules de formation de Chantres. C’est-à-dire qu’un Chantre aille aussi à l’école pour se former pour aussi apprendre le b.a. ba de la Parole de Dieu. Pas qu’on aille interner un Chantre quelque part pour 3 à 4 ans comme pour les Pasteurs. Mais avec déjà ce qu’on a sur place comme les Chantres Unis de Côte-d’Ivoire et certains de nos Serviteurs de Dieu qui s’y connaissent, on peut créer des modules de formation pour les Chantres. Et même étant dans leurs différents activités, ils peuvent quand même dégager 2 ou 3 jours dans la semaine pour se former, avoir un minimum de connaissances avant d’aller sur le terrain et exercer le ministère de Chantre. C’est des choses auxquelles on va réfléchir et éditer un document. Comme ça lorsque les futurs Koné Fontaly, les futurs Constance, les futurs Nestor David, les futurs O’nel Mala et autres vont se lever, ils auront au moins un document référence, un document d’appui pour lancer plus sûrement et mieux orienter leurs carrières.

Quand cela se passera t-il ?

Dans la première semaine du mois de Septembre. Mais les invités vont déjà commencer à arriver fin Août. Une délégation viendra des Etats-Unis : la maman Jacqueline Powell qui est une fidèle de la Côte-d’Ivoire viendra de Connecticut City. Une autre invitée viendra la Belgique. Il y aura le Burkina et le Bénin qui seront présents.

Bon festival ! Et il faut dire que ce festival vient à point nommé parce que le milieu des Chantres est vraiment éclaboussé par de gros scandales qui ternissent votre image, vous les Chantres. Quelle est la petite recette de Koné Fontaly ? Et quel est son message à l’encontre de ses pairs ?

Comme je l’ai dit tantôt, Dieu fait grâce à qui Il veut. Ce n’est pas que je suis meilleur par rapport à quelqu’un. J’ai mes petits défauts mais Dieu me fait toujours grâce pour me préserver. Pour le reste, je dis que le Chantre est d’abord Chrétien! Le premier appel qu’on a c’est qu’on est appelé à être chrétien d’abord. Ensuite en devenant chrétien, il y a des talents que Dieu a mis en nous depuis la création. Alors on rentre dans le deuxième appel qui est se mettre au service du Seigneur pour chanter à Sa Gloire. Ça c’est le 2ème appel. Déjà dans le 1er appel qui est d’être chrétien il y a des exigences, des lois auxquelles il faut obéir. Il y a la Parole de Dieu à laquelle il faut obéir. Vient ensuite le 2ème appel. Donc tu es au service du Seigneur. Là Le Seigneur devient plus dur avec toi ! Ce que le chrétien ordinaire peut faire et que peut-être Dieu peut tolérer, quand toi qui est dans le 2ème appel quand tu le fais, Dieu réagit automatiquement ! Il devient plus exigeant avec toi ! Et c’est cette erreur que certains de nos frères commettent. Il y a certains Chantres qui se comportent au service du Seigneur comme s’ils étaient dans le 1er appel. Il y en a même qui pensent qu’ils sont comme ils étaient avant même de devenir chrétiens, et cela crée des problèmes. Ce que je peux dire aux jeunes, c’est d’entretenir une relation personnelle avec Dieu. Parce qu’on peut avoir nos faiblesses, mais si on a une bonne relation avec Dieu, Il va toujours nous aider et nous préserver. Mais si tu n’as pas appris à cultiver collaboration avec Le Seigneur, à avoir une bonne relation personnelle avec Lui, tout ce que tu vas faire ça ne va pas marcher, tu auras toujours des problèmes. C’est vrai, à un donné tu peux avoir la gloire, tu peux exploser, tes albums peuvent marcher et tout, mais si tu n’as pas une bonne véritable relation avec Dieu, tu ne peux pas faire long feu. Il faut donc être conscient qu’on est d’abord chrétien avant d’être Chantre. Et qu’étant Chantre on est au service de Dieu, et à ce titre Dieu est plus exigeant avec nous qu’avec un simple chrétien ou même un païen.

Accepte maintenant que nous soyons au terme de cet entretien du reste très enrichissant. Quels sont les petits mots et les conseils de Koné Fontaly au milieu chrétien ?

Je demande d’abord au peuple de chrétien de garder leur foi en Dieu. C’est vrai que notre pays traverse des moments difficiles. Certains peuvent se dire qu’il n’y a plus de bonnes églises, il n’y a plus de bons Pasteurs, mais je leur dit tout de suite Non ! Il y a de bonnes églises et il y a encore de bons Pasteurs, il y a encore de bons Serviteurs de Dieu dans ce pays. Il faut seulement prier pour que Le Seigneur vous oriente. Il ne faut pas marcher par la vue, mais par l’Esprit. Pour nous les Chantres, je demanderai au peuple de Dieu de nous aider en achetant nos CD originaux stickés. Cela va nous permettre de continuer à produire des œuvres et continuer à toujours servir Le Seigneur. S’ils se ruent sur les œuvres piratées, on risque de ne plus rien produire et au lieu de continuer la carrière de Chantre, on risque chacun de rentrer dans les plantations. Pour aller planter du riz, du piment, du manioc parce que la carrière de Chantre n’a pas marché. Et aussi à ceux à qui Dieu a fait grâce, je demanderais de nous aider. Parce que ce n’est pas facile aujourd’hui. Avec la piraterie, les producteurs se font de plus en plus rares. On a donc besoin que des aînés nous appuient, que ceux à qui Dieu a donné des biens nous viennent en aide afin de perpétuer notre carrière. Moi personnellement il y a beaucoup de choses que je veux faire au niveau de l’évangélisation. Dieu m’a fait la grâce d’attirer plusieurs personnes au travers de ce que je fais. Koné Fontaly à San Pédro, à Man ou à Korhogo c’est des foules qui se déplacent. Mais pour y aller il faut des moyens de déplacement. Il faut des appuis financiers pour déplacer toute l’équipe pour les loger, les nourrir. Il faut du matériel de sonorisation etc… c’est beaucoup de choses qu’il faut. Donc ceux qui aujourd’hui ont un peu de moyens et qui veulent faire avancer l’œuvre de Dieu peuvent nous aider dans ce sens là. Il y a beaucoup à faire, il y a vraiment beaucoup à faire. Il y a aujourd’hui des villages qui n’ont pas jamais entendu parler de Jésus. Et je pense qu’à travers la louange, on peut accomplir ces choses là! Aux Chantres, je veux vraiment nous inviter à nous accrocher au Seigneur, à créer une relation profonde avec Le Seigneur, à travailler dans la crainte de Dieu, la simplicité et la modestie. A laisser Dieu agir au travers de nous, à laisser tuer notre personne et à laisser vraiment voir l’Esprit de Dieu se montrer à travers ce que nous faisons, et retourner à la musique chrétienne authentique qui a pour socle La Parole de Dieu. Je vous remercie !

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